Sans avenir

Tout est clair, tout est sombre,
L’eau limpide, tout s'effondre,
Les nuages croisent, la nuit gronde,
Les luisantes paillettes du rideaux sont cachées.
Seules les claquettes de l'eau à voir à écouter
Les tambours de l'automne me déraisonnent.
Tout s'efface, ma mémoire m'oublie;
Plus qu'une trace dans mon esprit.

Seule la trace de cet être qui dédaigne.
Son âme impure cruelle se joue
Avec ironie de l'amour qui me baigne.
Sa beauté n'est que l'image, derrière le reflet
Haine, mensonge, cruauté sont ses vérités.
Quelques pensées déchirent la nuit avec fracas.
L'obstinance démêle le subtil de l'épais.
Le temps manque, il faut s'effacer.

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