Le feu
Le feu dense dans les tourmentes grises et mouvantes,
Qui cercle de froid l'oeil du poète
À la plume légère glissante et parfaite,
Reflétant sur la feuille de ses plus tristes lamente.
Des parfums doux hantent l'atmosphère,
Et les flammes languissantes des chandelles
Éclair quelque peu tes luisantes prunelles
Qui découvrent les ombres de l'éther.
Las, allongé tu rêves de ce pays
Où les vers ont un pouvoir d'illusions,
Remuant la chaire de tes plus vives passions.
Savoureuse ton coeur et celui d'une abbaye.
Coule et mélangent ton feu au mien,
Danse dans les tourmentes de l'infini,
Et puise dans mon coeur l'essence du fruit
D’où jaillit le sang des plus fidèles liens.
Le sacre d'une telle passion ne peut
Être savourée, si l'odeur de ce pays
N’imprègne la liqueur de ton esprit.
Câline, plonge dans les braises de mes yeux.