Belle matinée de printemps
Ce matin tout semble neuf.
Le jour et la nuit se confondent
Les pâles étoiles qui abondent
Disparaissent derrière ce pont neuf
Laissant apparaître lentement sa timide silhouette.
Et le timbre léger de tes pas
Réveil par sa cadence régulière
La nature naissante de la terre
Et alors comme dans nos premiers ébats
La rosée perle lentement des feuilles
Le fond de l'air est frais mais sans vent
Tu te dévêts peu à peu sans précipitation
Remuant en moi de folles et gourmandes émotions
Maintenant à mi-jambes dans le torrent
Tes mains caressent avec dévotion la chair nue
Tout semble sortir d'un rêve
De frêles rayons effleurent avec magnificence
Ce paysage animé de ta présence.
Et avec autant de tranchant qu'un glaive
Tu fends l'eau de ce jour nouveau.