Les maudits
Preux chevaliers à l'armure percée.
Tu combattis tel un acharné.
À la bataille contre l'ennemi.
Les plaines de sang courageux.
Ont entendu le fer des miséricordieux.
Et les guerriers de froid sont engourdis.
Un genou marquant le sol boueux.
Les yeux au ciel, tu attestes de mots religieux.
La victoire est celle de ton seigneur.
Le sang des braves s'est épanché.
De cet homme jadis crucifié.
La quête commencée, enfin est accomplie.
Le gris terne du plafond s'effondre.
Noyant de vastes lieux de son ombre.
Et les armures souillées sont alors purifiées.
Tel un rituel bien établi.
Les hommes valeureux aux noms maudits.
Se tournent vers un nouveau destin.
Abandonnant derrière eux, ce pauvre tableau figé.
Qui à peine endormi, est secoué.
Par le triste chant gourmet des corneilles.