L'âme perdue

Ô ma douce ! Ô ma tendre et amère destinée !
Que me réserves-tu dans tes pensées cachées ?
Qu’as tu encore imaginé pour me faiblir ?
À toutes ces épreuves que j'ai dû accomplir
Il a fallu que j'eusse un bon guide.

Seulement ce soir mon guide se cache,
Lui qui me suit toujours sans Relâche,
Et qui m'espionne depuis ces masses cotonneuses.
Est-ce là encore une de tes faces trompeuses,
Ou bien t'es-tu résigné à me délaisser ?

Les reflets nacrés que tu laisses sur les étendues miroitantes
Des lacs et des océans ont toujours été réconfortants.
Ô ma lune ! Toi qui le soir m'embrasse
De ton sourire magique, les liens et débarrasse
Cette solitude qui ronge mon âme presque déjà morte.

Ô ma douce ! Ô ma tendre qui m'accompagner !
Pourquoi n'ai-je pas la force pour surmonter
Ce sentiment qui m'écarter les miens ?
Je n'entends même plus ta voix, je me plains.

Je suis désormais un homme seul est fatigué
Qui contemple les masses nocturnes, espérant te voir briller.
Alors viens, chasse de moi cet ennui
Et mon âme sera vivante rajeunie.

page 9 sur 27