Passion inoubliable

Pourquoi n'ai-je pas encore fait ça,
Moi l'homme incrédule
Au premier regard passionné ?
Il faudrait être fou pour
Enlever la vie de la chair endormie.
Mais alors quel espoir chatouille mes sens ?
Le désespoir peut-être, ou bien encore
La rage de repousser plus loin
Ces fauves qui te regardent et te dévorent.
Certes il est vrai que tu m'as
Dépossédé de mon coeur,
J’ai maintenant un gouffre dans la poitrine
Je n'ai plus aucune pensés qui ravissent
Pour tout ce qui n'est pas toi.

C'est pendant cette nuit prédatrice
Que je me suis fait animal pour toi.
Ce soir-là, il faisait doux
De légères feuilles rousses tourbillonner
La Lune était pâle et un léger
Sentiment d'inquiétude se laisser
Humer facilement, mais aussi très
Différents de toutes les autres odeurs de l'automne.
C'est des contours d'une roche millénaire
Que s'est détachée avec aisance
Une silhouette menue, majestueuse
Et gracieuse comme le beau cygne
Blanc que nous voyons toujours les
Soirs de bonheur et les matins de douceur.

Toute cette candeur je les ressentis,
Je l'avais même espéré.
En me plongeant dans tes yeux
Je me trouvais au plus profond abysse,
En suivant tes cheveux je retrouvais la Lune
Mais ce qui me réveilla
Ce fut d'abord le son de tes lèvres.
Elle me parlait, je l'ai écoutés,
Comme un enfant qui écoute avec
Confiance les paroles d'un parent.
C'est alors que tu t'approchas
Et tout se bouscula en moi,
Les muscles se bandaient et je m'efforçais
À garder une allure qui serait
Restée sincère est à la fois courageuse,
Tout en n’ayant aucun aspect blasé.

Tes doivent se mêlèrent mes doigts
Tes yeux se noyèrent dans mes yeux
Tes lèvres avec les miennes ne faisaient qu'une.
Alors comme un ange oubliant les péchés
Je me suis laissé aller dans cet état second
Qui gonfle les coeurs de ceux qui s'aiment.
Le temps n'existait plus,
Nous avons arrêté le temps, plus rien
Ne compte plus alors, rien ne peut nous séparer,
Ce fut comme un tourbillon dans mon antre
Qui balaya, comme la foudre détruit un
Vieux chêne, tout ce dont mon coeur
Refuse de croire et d'écouter.
Sorti de nulle part, le vent effleure
Ton visage comme la houle effleure les vagues
Timidement et avec prudence sans
Vouloir là plisser, la réveiller.

Cette femme depuis longtemps espérée
Était enfin la, je ne pouvais m'en séparer.
La nuit du alors un semblant d'éternité,
Nous étions les seules à animer des contours
Illuminés de ce lac légendaire
Par de vaporeux reflets lunaires.
Mystérieusement cette nuit me parut unique
Et inégalée par aucune autre union.
Je ne laisserai personne salir ce qui a été fait.
Aujourd'hui que tu es endormi
Il y a toujours un reste de mystère
Qui garde avec vie cette nuit idéale.
Le besoin de revivre avec toi
Ces sensations et mille fois retrouvées.
Mais alors si cela se renouvellerait
Toute la part de mystère s'effacerait.

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